28 juin 2015

De Clémence

Ne nous passons pas du Cœur maternel et royal de notre Mère et Reine, ni de son amour. Ne nous soustrayons pas à son regard qui nous suit, à ses mains qui nous tiennent et nous conduisent. Ne nous refusons pas à ses bras qui se tendent vers nous aux heures de tristesse et de découragement.
Avec Elle, on respire Dieu car Elle est toute grâce, et Elle peut nous accorder cette grâce pour tout ce dont nous avons besoin.
N’est-ce pas Elle qui nous encourage ? Qui nous redonne le goût de vivre, nous fait toujours espérer malgré nos fautes, nos faiblesses et nos péchés ?
N’est-ce pas Elle qui remet en place notre cœur, notre conscience, notre esprit, et qui nous guérit de tous nos maux ?
N’est-ce pas Elle qui prie pour nous aux heures de danger et veille sur nous pour nous assurer notre éternité ?


26 avril 1965

Du Pape François 24/06/2014


Les blessures d’âme dans les familles divisées


21 juin 2015

De Clémence



Levez donc les yeux…





Levez donc les yeux vers Celle qui a porté en son sein l’unique Sauveur des hommes. Regardez comme Elle L’a conçu de Dieu, nourri d’Elle-même, enveloppé de tout son être virginal. Regardez comme elle nous L’a donné.
Marie Reine Immaculée vous demande, dès maintenant, d’enfanter un grand nombre d’âmes, de les faire naître à la vie de la grâce, par votre propre vie de sacrifice, de renoncement, d’immolation.
Elle vous demande de les nourrir en vous nourrissant vous-mêmes de Dieu, de ses sacrements, de ses enseignements, de ceux de son Église.
Elle vous demande de les protéger et de les préserver de tout danger, en vous gardant vous-mêmes de toute défaillance, de toute négligence, de toute imprudence.
Elle vous demande de les envelopper de la grâce et de les faire baigner dans un climat céleste et divin, en vous enveloppant vous-mêmes de prière, de silence, de méditation, de réflexion.
Ces âmes que vous ne connaissez pas encore mais que déjà vous portez en vous, ces âmes que vous devez aimer comme la mère aime l’enfant demeurant en son sein, au jour et à l’heure voulus par Dieu, vous les recevrez dans vos mains, vous les élèverez, vous leur donnerez l’aliment qui leur convient, vous doserez leur nourriture, vous leur ferez faire les premiers pas sur le chemin de la vraie vie, vous les consolerez de leurs chutes, de leurs blessures, de leurs meurtrissures. Vous ouvrirez leur esprit, vous formerez leur jugement, vous réchaufferez leur cœur, vous découvrirez leurs aptitudes, leurs goûts, leurs nécessités, vous rectifierez leur route, vous les armerez pour le combat. Vous leur apprendrez à parler à Dieu, vous leur découvrirez sa présence cachée, mystérieuse mais incessante, au plus intime de leur être. Enfin vous leur apporterez et vous leur transmettrez ce que d’autres ont voulu vous apporter et vous transmettre : la manière d’aimer et de sauver leurs frères.
Levez donc les yeux vers Celle qui a porté en son sein l’unique Sauveur des hommes… Regardez…


12 novembre 1964


Du Pape François 14/06/2015



Vos enfants vous regardent


     Le Pape François a ouvert dimanche soir 14 juin 2015 le congrès pastoral annuel de son diocèse, qui a duré deux jours, sur le thème de la catéchèse et de la transmission de la foi.
     Au cours de cette rencontre, le Pape a livré sa réflexion sur l'essence de la vocation conjugale et familiale.


15 juin 2015

De Clémence pour la Fête du Sacré Cœur

Cher enfant, le Cœur de Dieu et le Cœur de Marie Reine Immaculée ne demandent qu’à te rendre heureux.
Puise dans leurs Cœurs : tu n’y trouveras que de l’apaisement, de la joie, de la paix.


   24 août 1950

Du Pape François pour la Fête du Sacré Cœur 2014

Notre Père aime les liens, il crée des liens, des liens qui libèrent


Fête des Cœurs unis de Jésus et Marie.







Rappel : Le 11 juin, le Pape Léon XIII consacre le monde au Sacré Cœur de Jésus qui est " un" avec le Cœur de Marie. (1899)


7 juin 2015

De Clémence pour la Fête Dieu

Ô Jésus, vous désirez venir en moi pour m’apporter toute votre divinité, le Ciel tout entier.
Ô Jésus Hostie, à cette heure avancée de la nuit, je viens veiller et prier avec vous, je viens vous dire que je vous aime.


8 février 1933



Procession de la Fête Dieu à Turin

Du Pape François pour la Fête Dieu


Nous serons ses yeux, nous serons sa main, nous serons son cœur

1 juin 2015

De Clémence

Lettre à une jeune mère de famille

Prends Marie Reine Immaculée pour modèle. Sa spiritualité a été toute simple : adhérer au jour le jour, seconde par seconde, à la Volonté de la Trinité Sainte, à la lumière de la Loi, des Prophètes et des événements, acceptant sans se troubler les obscurités, les contradictions, les lenteurs, les incompréhensions et les misères qui surviennent. Elle a laissé l’Amour lui tracer jour après jour sa route, lui découvrir progressivement le plan divin, et elle a gardé sa foi, la certitude d’être la bien-aimée de son Seigneur.
Fais comme Elle, ma grande fille. Aime ce que Dieu te donne, et laisse Lui toujours choisir le moment et le moyen de te donner.
Il t’a donné un foyer : aime-le, comme Elle a aimé sa petite maison de Nazareth. Rends le de plus en plus intime, chaud, épanouissant. Fais bien toute chose, que ce soit la vaisselle, la lessive ou la couture : il faut qu’en te voyant vivre, on ait le goût de faire comme toi. Sache organiser et prévoir, demande chaque jour à Marie Reine Immaculée comment on doit vivre sur cette terre, la grâce d’aimer Jésus et le prochain, comme on doit les aimer, de donner à chaque chose, à chaque personne, sa vraie valeur.


28 août 1957

Du Pape François 27/05/2015


Les fiançailles

Chers frères et sœurs, bonjour !

Poursuivant ces catéchèses sur la famille, je voudrais aujourd’hui parler des fiançailles. Les fiançailles - ça s’entend dans le mot italien : fidanzamento - ont à voir avec la confiance, la familiarité, la fiabilité… la familiarité avec la vocation que Dieu donne, parce que le mariage est avant tout la découverte d’un appel de Dieu. C’est certainement quelque chose de beau, que les jeunes, aujourd’hui, puissent choisir de se marier sur la base d’un amour réciproque. Mais justement, la liberté de ce lien requiert une harmonie dans une décision prise d’une manière consciente, et non pas seulement une simple entente sur l’attirance ou sur le sentiment d’un moment, d’un temps bref… Ça requiert un cheminement.
En d’autres termes, les fiançailles sont un temps dans lequel les deux personnes sont appelées à faire un beau travail, un travail sur l’amour, un travail commun, partagé, qui aille en profondeur. On se découvre l’un l’autre petit à petit, c’est-à-dire que l’homme “apprend“ la femme en apprenant cette femme, sa fiancée. Et la femme “apprend“ l’homme en apprenant cet homme, son fiancé. Ne sous-estimons pas l’importance de cet apprentissage : c’est un bel engagement, et l’amour même le demande, parce que l’amour, ce n’est pas seulement un bonheur insouciant, une émotion fascinée…
Le récit biblique parle de toute la création comme d’une belle œuvre de l’amour de Dieu, et le livre de la Genèse dit que « Dieu vit tout ce qu’il avait fait, et voici que cela était très bon » (Gn 1,31). Et c’est seulement à la fin que Dieu « se repose ». Cette image nous fait comprendre que l’amour de Dieu, qui est à l’origine du monde, ne fut pas une décision improvisée, non ! Ce fut un beau travail : l’amour de Dieu a créé les conditions concrètes d’une alliance irrévocable, solide, destinée à durer.
Eh bien l’alliance d’amour entre l’homme et la femme, une alliance pour la vie, ne s’improvise pas, ne se fait pas du jour au lendemain. Le mariage express, ça n’existe pas. Il faut travailler sur l’amour, il faut cheminer. L’alliance de l’amour de l’homme et de la femme s’apprend et s’affine. Je me permets de dire que c’est une alliance “artisanale“ : faire de deux vies une seule vie, c’est presque un miracle, un miracle de la liberté et du cœur, confié à la foi. Nous devrions peut-être nous engager plus nettement sur ce point, parce que nos “coordonnées sentimentales“ sont un peu désorientées. Celui qui prétend vouloir tout, tout de suite, cède ensuite aussi sur tout - et tout de suite - à la première difficulté, ou à la première occasion.
On ne peut pas espérer la confiance et la fidélité du don de soi si l’habitude qui prévaut est de consommer l’amour, comme une sorte d’ “intégrateur“ de bien-être psycho-physique. L’amour, ce n’est pas ça ! Les fiançailles mettent en lumière la volonté de garder quelque chose qui ne devra jamais être acheté ou vendu, trahi ou abandonné, quelque alléchante que puisse être l’offre. Et Dieu lui-même, quand il parle de l’alliance avec son peuple, le fait parfois en termes de fiançailles. Dans le livre de Jérémie, quand il parle au peuple qui s’est éloigné de lui, il lui rappelle ce temps où il était la « fiancée » de Dieu en disant : « Je me souviens de la tendresse de tes jeunes années, ton amour de fiancée » (2,2). Dieu a fait ce parcours de fiançailles, et il fait aussi une promesse - nous l’avons entendu au début de l’audience, dans le livre d’Osée : « Je ferai de toi mon épouse pour toujours, je ferai de toi mon épouse dans la justice et le droit, dans la tendresse et la miséricorde. Je ferai de toi mon épouse dans la fidélité, et tu connaîtras le Seigneur. » (2,21-22). C’est une longue route que fait le Seigneur avec son peuple, dans ce cheminement de fiançailles.
Au terme, Dieu épouse son peuple en Jésus Christ : il épouse l’Église en Jésus. Le peuple de Dieu est l’épouse de Jésus. Mais quel chemin ! Vous, les Italiens, dans votre littérature, vous avez un chef-d’œuvre sur les fiançailles (Les fiancés, de Manzoni). Il faut que les jeunes le connaissent, qu’ils le lisent : c’est un chef-d’œuvre où l’on raconte l’histoire de fiancés qui ont connu de grandes souffrances, qui ont parcouru une route semée de nombreuses difficultés, jusqu’à ce qu’ils arrivent au bout : au mariage. Ne laissez pas de côté ce chef-d’œuvre sur les fiançailles que la littérature italienne vous offre. Avancez, lisez-le, et vous verrez la beauté, la souffrance, mais aussi la fidélité des fiancés.
Dans sa sagesse, l’Église garde la distinction entre être fiancés, et être époux - ce n’est pas la même chose -, précisément en vue de la délicatesse et de la profondeur de cette mise en vérité. Soyons attentifs à ne pas prendre trop à la légère et à mépriser ce sage enseignement, qui se nourrit de l’expérience de l’amour conjugal vécu dans le bonheur. Le corps, dans son symbolisme fort, détient les clés de l’âme : nous ne pouvons pas traiter à la légère les liens de la chair, sans ouvrir des blessures durables dans l’esprit (1 Cor 5,15-20).
Certes, la culture et la société actuelle sont devenues plutôt indifférentes à la délicatesse et au sérieux de cette étape. D’autre part, on ne peut pas dire qu’elles soient généreuses avec les jeunes qui ont sérieusement l’intention de fonder un foyer et de mettre des enfants au monde ! Au contraire, souvent elles mettent mille obstacles, mentaux et pratiques. Or les fiançailles sont un chemin de vie qui doit mûrir comme les fruits, c’est une route de maturation dans l’amour, jusqu’au moment où ça devient le mariage.
Les cours de préparation au mariage sont une expression particulière de cette préparation. Nous voyons de nombreux couples qui arrivent un peu à contrecœur : « Ces prêtres, qui nous font suivre une formation ! Mais pourquoi ? Nous savons, nous ! » et ils viennent à contrecœur. Mais après, ils sont contents et ils remercient, parce qu’ils ont en effet trouvé là l’occasion - souvent la seule ! - de réfléchir sur leur expérience dans des termes qui ne sont pas habituels. Oui, beaucoup de couples sont ensemble depuis longtemps, peut-être aussi dans une relation intime, souvent ils vivent ensemble, mais ils ne se connaissent pas vraiment. Ça semble étrange, mais l’expérience le prouve. C’est pourquoi il faut revaloriser les fiançailles comme un temps de connaissance réciproque et de partage d’un projet. Le chemin de préparation au mariage doit être organisé dans cette perspective, en s’appuyant aussi sur le témoignage simple, mais intense, d’époux chrétiens. Et en orientant vers l’essentiel : la Bible à redécouvrir ensemble dans une prise de conscience, la prière dans sa dimension liturgique, mais aussi dans celle de “prière domestique“ à vivre en famille, les sacrements, la vie sacramentelle, la confession… tout ce par quoi le Seigneur vient demeurer chez les fiancés et les prépare à s’accueillir vraiment l’un l’autre « avec la grâce du Christ ». Et aussi la fraternité avec les pauvres, avec les personnes démunies, qui nous provoquent à la sobriété et au partage. Les fiancés qui s’engagent ainsi grandissent tous deux et tout cela amène à préparer un beau mariage, célébré de manière différente, non pas mondaine, mais de manière chrétienne !
Pensons à ces paroles de Dieu que nous avons entendues quand il parle à son peuple comme le fiancé à sa fiancée : « Je ferai de toi mon épouse pour toujours, je ferai de toi mon épouse dans la justice et le droit, dans la tendresse et la miséricorde. Je ferai de toi mon épouse dans la fidélité, et tu connaîtras le Seigneur. » (Os 2,21-22). Que tous les couples de fiancés pensent à cela et se disent l’un à l’autre : « Je ferai de toi mon épouse, je ferai de toi mon époux ». Attendre ce moment… C’est un moment, vers lequel on avance lentement : c’est un parcours de maturation, et les étapes du chemin ne doivent pas être brûlées. La maturation se fait ainsi, pas à pas.
Le temps des fiançailles peut alors vraiment devenir un temps d’initiation. À quoi ? À la surprise ! À la surprise des dons spirituels avec lesquels le Seigneur, à travers l’Église, enrichit l’horizon de la nouvelle famille qui se dispose à vivre dans sa bénédiction.
Maintenant, je vous invite à prier la Sainte Famille de Nazareth : Jésus, Joseph et Marie. Prier pour que la future famille fasse ce chemin de préparation, prier pour les fiancés. Prions la Vierge Marie tous ensemble, prions un ‘Je vous salue Marie’ pour tous les fiancés, pour qu’ils puissent comprendre la beauté de ce chemin vers le mariage.
Et aux fiancés qui sont sur la Place : Bon chemin de fiançailles !

Catéchèse du pape François du 27 mai 2015